Intuition
C’est l’âme qui prend la lampe, pas l’ego. Passé par l’usure, par le doute, par l’érosion nécessaire… Après une longue période de flottements, une période un peu floue que je pourrais comparer à une sorte d’égarement volontaire et divin, voici venir les prémisses d’un renouveau — je n’irai pas jusqu’à parler de renaissance, bien que cela en prenne effectivement la forme, car il ne s’agit pas d’un surgissement spectaculaire, ni d’une lumière brutale, mais d’un réalignement patient, un ajustement interne où quelque chose cesse enfin de résister. Depuis plusieurs semaines, l’aube d’un nouveau chapitre se dessine, se répète, tourne en boucle et m’enveloppe comme un mantra sacré. Alors, je fais confiance à mon intuition, aux signes qui s’accumulent, mais qui ne s’installent pas dans l’attente comme dans un refuge charmeur, car l’intuition, si elle n’est pas suivie d’un geste, finit par se retourner contre elle-même et se dissoudre en pressentiment stérile. Le moment est venu d’oser un premier acte concret, même maladroit, même imparfait, surtout imparfait, car c’est dans l’imperfection, dans l’irrégularité du geste que se révèle sa nécessité, et non dans sa pureté fantasmée. Il est temps, grand temps — le temps de suivre ce que l’intuition indique, de l’accueillir pleinement ; car si je l’ai toujours écoutée, c’était jusqu’ici avec retenue, sans lui accorder toute sa force ni tout l’abandon qu’elle exige. S’abandonner à l’intuition, c’est consentir à l’ouverture de portes que l’on s’interdisait jusque-là, enfermé derrière ses propres barrières mentales. « Quand tu acceptes de ne plus être ce que tu étais, l’univers t’apprend à voir autrement. »
— 26 décembre 2025