BRUNO LEYVAL

 

ad vacuum

18.08.2026

C’est une énergie non domesticable — puissante folie. Que rien ne puisse contenir cette vague : ni le hurlement des chouettes, ni les prières vespérales. Je lui cède comme l’on cède à la falaise, dans une nuit ronde. Ma Lune, de quoi suis-je coupable ? D’être fait seulement de chair et d’os. Les cartes jouent sur le plan de travail — entre les oranges, les couteaux et la nuit. Alors c’est cela, la déchéance d’un esprit qui tend à la pureté ? Gangrené par le vice ? Il n’y a que l’ombre, noire et vorace, pour faire jaillir la lumière dans sa fièvre. L'infection se répand et remonte jusqu'à la source. La lumière me brûle. Je l’appelle pourtant.

journal — @brunoleyval